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Parents d'élèves et enseignants refusent la fermeture définitive d'une section et réclament un moratoire jusqu'à la rentrée.

L'école Langevin atteinte de « Joliot Furie ». PHOTO R. F.

 

Jeudi matin, c'était l'indignation et l'incompréhension qui dominaient devant l'école élémentaire Langevin, après l'annonce d'une fermeture de classe à la rentrée de septembre : « La ''bonne nouvelle'' est tombée lundi soir par mail. Mardi nous nous sommes rendus en délégation ''parents-enseignants'' à l'académie, où la décision nous a été signifiée de vive voix. Devant l'urgence, nous avons décidé le blocage symbolique de l'école » déclare Catherine Bonder-Bertrand, déléguée des parents de l'association Les Enfants d'abord.

Dans la cour de l'établissement, parents, enseignants, élèves, soutenus par le comité de quartier de la Raze en la présence de Mme Dagorne, sa présidente, de M. Paris, conseiller général et d'une délégation de parents des écoles de Salengro et Joliot-Curie maternelle, font l'état des lieux : suppression des postes d'employés de vie scolaire, d'auxiliaires de vie, rased… Cette fermeture de classe à Bègles ressemble de plus en plus au jeu de la patate chaude qui se passe d'école en école. Bruno Béziade, directeur de l'école Langevin reconnaît « que même s'il est nécessaire de respecter le comptage des élèves pour l'attribution des postes, il faut raisonner sur des chiffres réels, d'autant plus que, pour rouvrir une classe à la rentrée, il faut trois enfants de plus que pour un maintien ou une ouverture. »

 

« Attendre le comptage réel »

La suppression annoncée de 42 postes en Gironde introduit une logique du chiffre qui fait l'objet de nombreuses tractations dans le département et chaque ville. La situation n'est pas nouvelle. L'an dernier Salengro a sauvé sa cinquième classe en recevant des élèves bordelais habitant à la frontière du quartier de la Raze, sur dérogations.

Langevin c'est 10 classes, 214 enfants, et des parents en colère qui demandent un moratoire sur la fermeture des classes pour l'ensemble de la ville. En attendant le comptage réel à la rentrée, pour prendre une décision pérenne et plus une politique « du coup par coup » qui ne fait que « déshabiller Paul pour habiller Pierre ». Le jeudi matin, c'est aussi l'accueil des parents qui viennent confirmer l'inscription de leur enfant : au cours de la matinée, 10 enfants inscrits… ce n'est qu'un début ? Hier, un communiqué de « l'équipe enseignante » de Langevin annonçait un préavis de grève illimité, avec le même objectif.

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